En Avril ne te découvre pas d’un fil,
même à Bordeaux…

En Avril ne te découvre pas d’un fil,
même à Bordeaux…

Le gel dans le vignoble français n’est pas rare mais la région de Bordeaux a la chance d’être souvent épargnée. Après les épisodes gélifs dans le Champagne, le Languedoc-Roussillon, l’Alsace, la Bourgogne, la vallée de Loire et une partie de l’Europe, le vignoble bordelais a finalement été touché la semaine dernière. Il s’agit du premier épisode de gel important depuis le millésime 1991.

 

Sans titreComme le précise Allan Sichel, Président du CIVB (Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux), « on s’attendait à avoir des températures négatives de l’ordre de -1°C, mais c’est descendu à -3 et -4°C dans certaines zones. Il est cependant trop tôt pour une évaluation exhaustive et précise ». Certaines parties du vignoble ne sont pas touchées, les vignobles en pente et sur les plateaux supérieurs sont moins sensibles que les zones basses où le froid s’installe. Il est difficile d’estimer correctement les répercussions sur la récolte à ce stade précoce, car nul ne sait comment la vigne réagira. Cet épisode compliqué a tout de même suscité un élan de solidarité entre les acteurs de la filière viticole puisqu’une tonnellerie a gracieusement mis à disposition des Châteaux des bûchettes en poussière de bois, afin qu’ils puissent les faire brûler dans les vignes et réchauffer la température ambiante.

 

U’Wine a pu échanger avec certains propriétaires ou responsables techniques qui ont tenté de lutter contre le gel avec tous les moyens existants (hélicoptère pour brasser l’air, éolienne diffusant de l’air chaud, bougies ou incendies ciblés). Conscients que la vendange sera impactée, ils évalueront dans les prochains jours l’étendue des dommages, mais restent convaincus que 2017 peut encore être un millésime de qualité.

 

2017 aura en tout état de cause un rendement plus faible que les deux dernières années, ce qui a plusieurs conséquences sur le marché des Grands Crus :

  • A long terme : un millésime de petite production peut malgré tout être un millésime intéressant en termes de valorisation des vins, comme le millésime 2013. Sa rareté suscitera en effet l’intérêt des acheteurs.
  • A moyen terme : lorsque 2017 sera disponible sur le marché en livrable, d’ici 3 ans environ, ses faibles quantités pousseront les négociants à compenser ce manque au profit des autres millésimes livrables, en l’occurence 2015 et 2016. Ceux-ci devraient donc se valoriser, d’autant plus qu’ils sont de grande qualité.
  • A court terme : ces millésimes proches, 2016 et 2015, s’annonçant donc comme prometteurs, il peut s’avérer utile d’en acquérir dès aujourd’hui pour compléter les portefeuilles en Opportunités de marché. Ceci peut en effet permettre d’anticiper leur rapide évolution. Si vous souhaitez compléter vos portefeuilles et avoir plus d’informations sur les opportunités d’optimiser leur performances, l’équipe U’Wine est à votre disposition.