Le vin, un placement plaisir.

Dans un article publié le 01er juin dernier dans le journal Le Monde et intitulé : « Ces placements plaisirs qui tournent au cauchemar », le journaliste Emmanuel Schafroth s’attarde sur les placements alternatifs, en résumé les SWAG (Silver-Wine-Art & Gold), et surtout, sur les mésaventures rencontrées par certains investisseurs abusés par des sociétés sans scrupules. Le vin figure en bonne place dans ce tableau dépeint à grand coup d’aplats noirs. L’occasion pour U’Wine d’éclaircir la palette.

Tout d’abord, il faut bien se rendre à l’évidence, un investissement, qu’il soit financier, en bourse, dans le vin, l’art ou l’immobilier, comporte et comportera toujours une part de risque. C’est la nature même de la démarche. Investir c’est prendre un risque. Le tout étant de sécuriser au maximum ledit investissement en minimisant la part de risque dans ce dernier ou, du moins, en en ayant la pleine conscience.

Le vin et les Primeurs de Bordeaux ne font évidemment pas exception à cette règle et, quiconque dirait le contraire, aurait une approche sinon surprenante, du moins très peu transparente du sujet. Ainsi, le premier conseil que donnera toujours U’Wine à un investisseur potentiel dans le vin de Bordeaux ou d’ailleurs, c’est de s’assurer que l’offre de la société à laquelle ce dernier s’apprête à confier ses deniers est sérieuse.

Mais comment faire ?

Primeurs 2014 Une des clés dans un investissement dans les Primeurs réussi, c’est, comme le précise clairement  Emmanuel Schafroth dans son article, la revente des bouteilles de vin au terme de la durée du portefeuille.  C’est ici que l’investisseur potentiel en Primeur se doit d’être très attentif. En effet, le vin, même s’il ne  possède pas un cours officiel, est un produit de consommation qui génère nombre de transactions  quotidiennes. Il a donc une valeur. Valeur qui évoluera, comme les bons crus, avec le temps mais aussi en  fonction de la demande et du volume des transactions. Or, un achat en Primeur à un prix trop élevé peut  grandement obérer le retour sur investissement de votre portefeuille. Pour éviter cet écueil, et capter la  plus-value potentielle la plus importante, les vins doivent être achetés « au plus près de leur origine » (le  château) et dans les tranches de prix les plus favorables. Il faut donc bien s’assurer que la société qui  propose un investissement dans les Grands Crus de Bordeaux possède des allocations en Primeur auprès  des châteaux et au bon niveau de prix. Ce qui n’est pas toujours le cas, comme nous le rappelle l’actualité.

 

Le deuxième point d’attention pour un investissement dans le vin réussi réside dans l’équilibre du portefeuille. Ainsi, à leur simple évocation, certains noms de châteaux font briller les yeux de l’amateur éclairé. Néanmoins, ces marques internationales prestigieuses que sont devenus certains domaines du Médoc ou de Saint-Emilion ne sont pas nécessairement celles qui vont dynamiser la rentabilité de votre portefeuille. En effet, leur niveau de prix en Primeur est tel qu’il minimise de facto les possibilités de plus-value importante. Car plus on achète à un prix élevé plus on réduit son retour sur investissement (ROI) au moment de la revente. Evidemment, certains de ces châteaux prestigieux ne sont pas à exclure des portefeuilles, néanmoins, nous recommandons de les équilibrer avec des Grands-Crus dont la réputation est grandissante et qui demeurent très accessibles à l’achat en Primeur. Ces vins « étoiles montantes » (Rising Stars), présentent des potentiels de plus-value bien plus importants à échéance du portefeuille que certains vins dont la renommée est déjà bien établie et dont les prix reflètent clairement cette dernière.Capture d’écran 2014-11-21 à 09.39.04

 

Enfin, il faut bien être conscient que le vin n’est pas un investissement « plaisir » comme les autres. Il est vrai qu’il n’est pas rare que les investisseurs soient aussi des amateurs et souhaitent « consommer une partie de leur investissement ». Car, un investissement bien mené dans les Grands Crus peut permettre à l’heureux détenteur du portefeuille de « financer sa cave à prix de professionnels » tout en dégageant une plus-value à terme. Ceci est loin d’être négligeable et permet de remettre en perspective les rendements de portefeuille que certains peuvent annoncer. En effet, à contrario de ce qui est cité dans l’article du Monde : « la détention d’une bouteille de vin procure un rendement ». Un vin se bonifiant avec l’âge prend naturellement de la valeur, à condition d’être bien choisi, bien stocké et revendu au bon moment. En cela, les Primeurs ne diffèrent en rien d’un investissement traditionnel en bourse, par exemple. Aussi, une société proposant des investissements dans les Grands Crus de Bordeaux  se gardera d’annoncer des rendements basés sur une bulle spéculative quelconque et passagère mais, au contraire, se basera sur la plus-value naturelle qu’acquière le vin en vieillissant pour déterminer ses objectifs de ROI (Retour sur investissement).

 

En somme, l’investissement dans le vin est et demeure un investissement alternatif qui, si bien préparé, restera tout au long de sa durée un plaisir pour l’investisseur. Et si malgré tout, des doutes persistes, notre dernière recommandation au moment de nous quitter sera de se fier à l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) et aux sociétés à qui cette dernière a enregistré dans le cadre d’investissement en vin pour apporter le maximum de protection aux investisseurs.